[09/09/2012] La 4ème sortie officielle du Ford Racing Club : des profondeurs aux sommets !


 

Article publié le 16/09/2012 par Laurent Chappuis

En ce dimanche 9 septembre 2012, le Ford Racing Club passa en mode "tourisme" pour sa quatrième sortie officielle de l'année, qui se déroula sous une magnifique météo accompagnée de températures estivales.

Un programme découverte fort intéressant de la région de La Chaux-de-Fonds, dans le massif du Jura, attendait les douze membres motivés qui se regroupèrent au col de La Vue-des-Alpes, à 1'283 m d'altitude, pour un café en commun avec vue sur les Alpes et le lac de Neuchâtel...

Comme à l'habitude des sorties de l'association, les premiers rires n'eurent pas long à se faire attendre et les nouveaux membres, participant là à leur première sortie officielle, surent immédiatement se mêler à la joyeuse équipe !

Ce fut le début d'une belle journée qui plongera les participants dans les profondeurs de la roche, avant de les pousser vers les plus hauts sommets régionaux, leur offrant ainsi un contraste saisissant tout au long de la promenade.

L'heure de la première découverte arrivant, la petite troupe prit la route, direction le Col-des-Roches, à la sortie du Locle et à quelques mètres de la frontière française... pour s'engouffrer dans les entrailles de la terre renfermant des extraordinaires Moulins Souterrains uniques en Europe...

La visite guidée et commentée par la charmante et sympathique Samia, laissa plus d'un visiteur impressionné par l'ouvrage et sa situation souterraine, dans une grotte où règnent une température constante de 7°C et un taux d'humidité conséquent.

A l'origine, l'emplacement des moulins était constitué d'un vaste marécage et d'une grotte servant d'exutoire à la rivière "Le Bied". C'est à partir de 1652 que des concessions furent accordées à des meuniers pour exploiter le courant de la rivière, en y aménageant un moulin souterrain. Exploité et développé jusqu'en 1898 par nombre de concessionnaires différents, le site sera reconverti en abattoirs à dater de cette époque, jusqu'à sa fermeture en 1966 en raison de graves pollutions. Il faudra alors attendre 1973 pour que commencent les travaux de rénovations et nettoyages qui dureront quinze ans, afin que le site soit réhabilité et visitable tel qu'il l'est aujourd'hui, par près de 30'000 visiteurs par an.

Vestiges des temps passés conservés ou remis en état, le site impressionne par sa taille, avec nombre d'escaliers et plate-forme ou encore couloirs plus exigus les uns que les autres... une timide végétation souterraine existant au droit des lumières artificielles ayant depuis longtemps remplacés les lampes à huiles...

Une fois remontés à l'air libre, retrouvant un ciel bleu et un chaud soleil, les douze visiteurs affamés par leurs péripéties souterraines, reprirent la route (et quelle route !) direction le restaurant des Roches-de-Moron, perché sur un piton rocheux à 1'076 m d'altitude, surplombant le long tracé du Doubs et son barrage du Châtelot quelques centaines de mètres en contrebas, offrant là un magnifique point de vue.

Ce qui marquera à n'en pas douter les esprits des douze membres présents à table, c'est sans hésitation les 12 mètres de long de la carte des desserts [véridique] ! Comportant pas moins de 240 glaces, sorbets et desserts maisons... pour 31 arômes différents... un record helvétique qui en laissa plus d'un sans voix !

L'après-midi prit quant à lui de l'altitude, en direction du Mont-Soleil culminant à 1'180 m, pour une découverte d'actualité particulièrement intéressante sur le thème des énergies renouvelables...

Arrivé sur le site, la visite technique et guidée de la centrale solaire et du centre de recherche du Mont-Soleil, puis de la plus grande centrale éolienne de Suisse, permit à toutes et tous, de se faire une idée réelle et concrète des avantages et inconvénients de ces énergies dites "propres".

Après 30 minutes d'explications théoriques en salle, chiffres et graphiques à l'appui, du potentiel des installations éoliennes et solaires, c'est à l'extérieur que se déroula la présentation des infrastructures en place et systèmes photovoltaïques existants sur le marché.

Depuis sa mise en route en février 1992, la centrale de Mont-Soleil produit de l'électricité solaire avec, au total, plus de 10 GWh (gigawatt-heures) d'énergie électrique injectés sur le réseau. A sa création, il s'agissait même de la plus grande installation photovoltaïque d'Europe.

A ce jour, la centrale présente une puissance nominale de 560 kW (kilowatts) et injecte annuellement plus de 550 MWh (mégawatt-heures) d'électricité sur le réseau, couvrant ainsi la consommation de près de 120 foyers.

Les 4,4 GWh "d'énergie grise" investis dans la centrale ont été amortis plusieurs fois, dont la première au bout de huit ans ; cette installation ayant pour but premier la recherche et le développement, et non pas la production à proprement parler...

Il est d'ailleurs intéressant de relever que ce centre de recherche a également apporté ses connaissances en photovoltaïques à l'avion solaire de Bertrand Piccard, le Solar Impulse !

La seconde visite ne fut pas moins vertigineuse, avec la découverte en détails d'une éolienne de la centrale Juvent parmi les seize qui la composent.

Impressionnante de loin, une éolienne l'est plus encore à sa base ! La nacelle des éoliennes Juvent les plus récentes, dont la puissance atteint les 2 MW, est perchée à 95 m au dessus du sol, pour une hauteur totale de 140 m et un poids de 300 tonnes (sans les fondations bien évidemment).

La machinerie permettant de transformer l'énergie mécanique du vent en électricité est directement installée dans la nacelle, au sommet du mât. De ce fait, les seuls bruits générés par les éoliennes, sont ceux des pales dans l'air, sujets à nombre de polémiques... Ces pales, d'une longueur de 45 m, tournent dès lors que le vent atteint une vitesse d'environ 7 km/h ; la production d'électricité étant possible à partir de 14 km/h, la vitesse du rotor atteignant alors entre 9 à 15 tours par minute.

Tant de l'intérieur du mât qu'au pied de ce dernier, l'équipe du Ford Racing Club se sentit tout à coup bien... petite...

Au terme de la visite, chacun put se faire une réelle idée du potentiel énergétique de ces systèmes et de leur intérêt pour les économies d'énergie ou la protection de la nature.

Loin de ces considérations énergétiques, le convoi à l'ovale bleu reprit sa route touristique, avec comme dernier point de vue de la journée, le Chasseral et ses 1'607,4 m d'altitude... le troisième plus haut sommet du Jura Suisse.

Point panoramique exceptionnel avec une vue s'étendant sur les Alpes, le plateau, la chaîne du Jura, une partie de la Franche-Comté, la plaine d'Alsace, Vosges et Forêt-Noire quand la météo le permet.

Lieu de sortie par excellence, le Ford Racing Club y retrouva d'ailleurs un groupe de Ford Mustang, dont une sublime Shelby GT500... ainsi qu'un groupe de BMW M1 venus eux aussi admirer le panorama offert par le lieu...

Après une descente vertigineuse [!], la fin de journée se déroula en plaine, au bord des rives du lac de Neuchâtel, avec un petit repas informel et convivial au Restaurant-Auberge de La Tène à Marin, avant que chacun ne reprenne la route en direction de sa région.

En conclusion, ce fut une fois encore une excellente sortie officielle réussie par le Ford Racing Club où toutes et tous, passèrent de bons moments, entre découvertes, dégustations, rires et fous-rires...

Avec en plus la présence de nouveaux membres à chacune des sorties de l'association, nul doute que les programmes proposés et l'ambiance qui s'y trouve plaisent aux participants, pour le plus grand bonheur des membres du comité !

Ces derniers remercient chaleureusement l'entier des participants ainsi que les coordinateurs de cette fabuleuse journée ! Vivement la prochaine édition !