Le Ford Racing Club a le plaisir de vous offrir un retour en images sur le Monte-Carlo 2016, grâce à quelques magnifiques clichés rapportés par Aurélien Jeanne, Webmaster de notre partenaire Ford RST Team, preuve une fois encore de l’excellente synergie inter-association !
Mais ce n’est pas tout, puisque quelques photos originales et inhabituelles nous ont également été rapportées par l’une de nos membres ayant participé en tant que navigatrice à l’intérieur de la voiture de reconnaissance de Robert Torday, pour la petite Fiat 500 Abarth (voir photos) de Maurice Brera et Pierre-Alain Forestier, terminant 42ème du général, 10ème de la catégorie RC3… où comment voir le Rallye de Monte-Carlo autrement et pas uniquement « côté Ford »…
Du côté de la course, le Monte-Carlo a une nouvelle fois ouvert les feux du Championnat du Monde des Rallyes, avec un résultat dans la continuité de la saison précédente… Sans surprise, Sébastien Ogier a monopolisé la tête, tout du moins depuis l’abandon de son seul rival capable de le contrer sur cette épreuve, Kris Meeke ; avant cela, le pilote Irlandais de la Citroën DS3 WRC était le seul capable de rivaliser avec Ogier, prenant même la tête de course de l’ES2 à l’ES4, puis à nouveau dans l’ES7.
Du côté de chez Ford, le retour de Mads Ostberg vit la 1ère Fiesta se classer longtemps en 6ème place, avant que les abandons à répétitions ne lui permettent de revenir jusqu’au pied du podium. La régularité du Norvégien qui ne fit pas de coup d’éclat sur ce Monte-Carlo, lui permit de rapporter de gros points sur cette épreuve qu’il n’apprécie guère.
Derrière, le classement fut nettement plus varié qu’habituellement, une fois la longue liste d’abandons ôtée des tabelles de temps…
Latvala (Polo WRC) retrouvait ses travers et touchait dès l’ES2, retapait dans l’ES11, perdant 2 minutes dans l’affaire et sa 3ème place. On apprendra par la suite qu’il toucha un spectateur lors de sa sortie et ne s’arrêta pas pour s’assurer de son état, ce qui lui valut une amende de la FIA et le risque d’une exclusion si cela venait à se reproduire ; il abandonna sur la liaison entre les ES11 et 12.
Kubica (Fiesta WRC) retrouvait aussi ses habitudes, sortait et arrachait une roue dans l’ES3 avec un abandon à la clé, sa Fiesta ne pouvant être réparée ; Hayden Paddon (i20 WRC) l’imitait 2km plus loin.
Eric Camilli, nouvelle recrue M-Sport pourtant bien parti en début d’épreuve, sortait dans l’ES6 et abandonnait, arceau touché tout comme Lorenzo Bertelli (Fiesta WRC) qui dut également abandonner dans cette ES. Ott Tänak (Fiesta WRC), pour son 1er rallye en WRC avec Dmack, sortait aussi dans l’ES6 et perdait 10 minutes dans l’aventure, ses rêves de podiums avec…
Stéphane Lefebvre quant à lui, alignait les déboires sur sa DS3 WRC (casse de barre antiroulis, pointage en retard puis sortie de route) et sombrait au classement.
Neuville et Sordo étrennaient leurs nouvelles Hyundai i20 WRC, mais s’en plaignirent fréquemment, avant que l’Espagnol ne tape et perde 6 minutes dans l’ES9, puis subisse des problèmes de boîte dans l’ES suivante. Quant au pilote belge, il offrit le 1er scratch de la nouvelle i20 WRC dans le 12ème chrono… mieux encore, grâce au choix de pneumatiques, cette ES vit le 1er triplé Hyundai de l’histoire.
Le sort frappa le classement lors de l’ES13, avec l’abandon de Kris Meeke sur problèmes de boîte de vitesse suite à un impact qui arracha le protège-carter, laissant ainsi Ogier avec 2 minutes d’avance sur Mikkelsen.
Quant à Bryan Bouffier (Fiesta WRC) à la lutte avec Lefebvre, il sortit durant l’E13 et abandonna également.
Une dernière alerte fut à mettre à l’actif de la Hyundai de Neuville, alors 3ème, lorsqu’il perdit du temps sur les 2 derniers chronos du rallye ; il rejoignit tout de même le podium à cette dernière place.
Au final, Ogier termina loin devant, à près de 2 minutes de Mikkelsen. Neuville compléta le podium devant Mads Ostberg, auteur d’une course sage.
En WRC2, l’arrivée de la Fiesta R5 EVO et la « relégation » d’Elfyn Evans dans cette catégorie, auront porté leurs fruits pour M-Sport, puisqu’ils ne pouvaient rêver mieux comme entame de championnat !
Parti le couteau entre les dents, Evans crevait dans l’ES1, perdant 1 minute sur le parrain du Ford Racing Club, Julien Maurin, leader. Il lui reprit 40 secondes lors de l’ES2, avant de prendre le commandement avec le scratch dans l’ES4. Au terme du 1er jour, le Gallois affichait carrément 2'11''9 d’avance sur Armin Kremer !
Le samedi, Kremer partait 2 fois en tête-à-queue avant de perdre une minute supplémentaire suite à une crevaison, voyant la Citroën DS3 R5 de Quentin Gilbert fondre sur lui pour la 2ème place, malgré une crevaison subie plus tôt dans la journée.
Derrière, les déboires s’alignèrent également pour nombre de pilotes de la catégorie...
Yoann Bonato perdait 10 minutes sur une sortie de route, José Suarez crevait puis sortait de la route alors que Julien Maurin abandonnait dans l’ES9, suite à un début d’incendie sur sa Skoda Fabia R5… un chrono qui vit d’ailleurs de gros changements au classement, puisqu’Elfyn Evans et Quentin Gilbert crevèrent également, alors que Kremer tapa mais s’empara éphémèrement de la tête de course, avant qu’Evans ne repasse largement en tête dans l’ES10.
Gérant sa course, Evans disposait d’une avance de plus de 2 minutes à l’aube du dernier jour, lui permettant d’assurer sur les 3 derniers chronos, et d’offrir ainsi la 1ère victoire en mondial à la Fiesta R5 EVO, devant la Fabia R5 de Kremer à plus de 2’13’’ tout de même… suivi de la DS3 R5 de Gilbert.
Le Gallois dut probablement sa victoire à la sortie de route de Robert Kubica (lire ci-contre) dans l’ES3, puisqu’il allait sortir de la route au même endroit et seul l’appui involontaire sur la WRC du Polonais lui évita de se retrouver dans le fossé…
Avec 8 scratches sur 16 chronos, et une 8ème place au classement général, l’avenir de la Fiesta R5 EVO laisse donc présager de beaux rallyes !
Le Ford Racing Club remercie chaleureusement Anne et Aurélien pour les photos rapportées à l’occasion de cette 1ère manche du Championnat du Monde des Rallyes.